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La CastorCorp est ouverte et ce ne sera pas en open source

La veille du début d’activité prévu tout était prêt. Photos, fiche produit, modèle 3D finis, site remplis du minimum légal… Sauf le prix précis du premier produit mis en vente. Pour m’apercevoir que sur la marketplace où je débute ils sont maintenant 3 à vendre les modèles que j’ai partagés. Et pas un pour citer l’auteur et encore moins la licence.

Constat : une licence d’utilisation c’est trop compliqué

J’avais prévu le lendemain, jour de début d’activité, de diffuser la version 2 de deux projets sur lesquels j’ai travaillé plusieurs semaines, ce qui m’aurait fait de la pub et aurait bien fait plaisir à la communauté de l’impression 3D qui avait bien apprécié la première version.

Sauf que cette communauté ne comprend pas les licences, ne respecte rien quitte à vendre à 1€ le travail des autres sans citer l’auteur et en tant que particulier (sisi, un particulier fait ça avec mes modèles).

La licence GNU GPL se base entièrement sur le principe du copyright : rien à voir avec le domaine publique. Je donne presque tous droits d’utilisation du modèle, à condition de le redistribuer avec la même licence et de citer le nom du propriétaire du droit d’auteur. Un seul vendeur sur 5 l’a compris et applique ce minimum de savoir vivre. Les autres pillent les sites de fichiers 3D sans se poser de question.

Solution : don’t feed the troll

Sur les trois qui vendent mes modèles c’est simple : pas un seul ne sait modéliser en 3D. Donc c’est clair et net je ne vais pas nourrir mes contrefacteurs en diffusant mes fichiers pour 2 mercis et 20 likes par an.

Je diffuserai peut être quelques projets, mais rien de vendable. Tout ce qui pourrait ajouter de la valeur a ces petites canailles restera au chaud sur mes serveurs et tant pis pour la communauté. Si ils ne peuvent pas comprendre et respecter une licence gratuite, avoir un minimum de reconnaissance envers le donneur, je ne vais pas insister.

C’est pas ce que je voulais faire

Je voulais faire une gamme de produits open source et continuer à être une un maker. Profiter d’être vendeur pour distribuer mes produits davantage. Au final je me retrouve à être un simple vendeur de plastoc. Comme les autres. Avec rien de libre/open source dans l’histoire.

En gros le milieu ou je suis arrivé est pourri. Si je portais plainte j’aurai gain de cause, mais à quoi bon. Plutôt qu’une heure d’avocat je préfère m’acheter ça :

et fermer boutique dés que je me serais assez ennuyé des problèmes que ça va me causer. Ça fais trois jours que je cherche une solution et je ne vois pas pourquoi je continuerai. C’était prévu que ce ne soit pas rentable, si je n’y prend aucun plaisir je ne vois pas l’intérêt.

Je vais continuer d’apprendre à modéliser, pour connaître à fond mon logiciel de dessin 3D FreeCAD, maîtriser les techniques. Je vais étoffer ma gamme poudre noire pour moi et peut être les messieurs du club de tir. Diffuser des projets juste pour me faire un portfolio et peut être plus tard passer de vente de produits à vente de services en dessinant pour les autres.

Donc je vais tâter le terrain encore un peu, toucher un peu plus l’échec du doigt. Le tâter, lui faire un câlin. L’échec est bon apprentissage. Ça fera peut être de l’argent de poche. Ou alors je pille moi aussi pour me faire un catalogue gratuit et je me fais un bon chiffre d’affaire, youpiiiii.

Dégoûté 🙂 Mais ça pourrait être pire.

J’ai allégé le poids de détente de mon Remington 1858 hier, 400g au lieu de 1.7kg, je dois aller vérifier en cible, tant que c’est autorisé chez soi.

Bonne année !

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