▷Emporte pièce 3D pour graisser les balles

Je me suis mis à fondre des balles en plomb pour mes revolver. Le premier moule arrivé donne des balles ogivales avec deux gorges de graissage, qu’il va falloir remplir :

Balle du moule Lee 450-200.

Ce moule permet de fabriquer ses propres balles ogivales de 13g contre 9g pour une ronde. Ça donne plus d’énergie et plus de recul, c’est marrant au tir. La balle rentre à peine sous le refouloir du Pietta 1858 mais ça passe et se sertit bien.

Pour remplir les gorges de graissage, il faut poser les balles légèrement chaudes dans un récipient puis y couler de la graisse fondue juqu’à la dernière gorge. Ici un mélange de 45% de vegetaline, 45% de cire d’abeille et 10% d’huile d’olive.

On laisse refroidir et il ne reste plus qu’à les extraire avec un emporte pièce. J’en ai dessine un en 3D et l’ai fait évoluer après tests jusqu’à cette version :

WebGL Error

J’imagine que cet objet peut avoir d’autres utilisations. Par exemple découper des rondelles de cire pour faire des grease cookies, qu’on place dans une cartouche entre la balle et la bourre. Ou encore peut être dans un domaine moins armurier ^^

Ce projet est diffusé sous licence GPL3 avec son fichier source FreeCAD qui permet de modifier facilement son calibre et sa taille. Les liens de téléchargement et le manuel :

J’ai graissé 200 balles et l’étape découpe est nettement plus rapide avec cet outil, même si ça reste un peu long de faire chauffer de la graisse au bain marie. Vivement les moules à balle ronde qui ne demandent pas cette étape 🙂

▷Spiratip le drip tip anti projections (et l’url du blog change)

Un drip tip est l’embout bucal d’une ecig que l’on peut en général interchanger avec d’autre ayant le même connecteur. Voici un projet permettant d’éviter 100% des projections de eliquide brûlantes, avec un drip tip 810 en spirale.

Vue interne du SpiraTip

Son conduit équivaut à une longueur de 5cm et fait 6mm de diamètre. Suffisant pour l’inhalation directe, c’est à dire en aspirant fort avec les poumons. Il bloque parfaitement les projections brûlantes, au prix d’un drip tip assez imposant ^^

Voici une vue 3D manipulable :

WebGL Error

La difficulté est d’utiliser du plastique alimentaire imprimé très finement pour faciliter un maximum le nettoyage. Le manuel fournis avec le projet est plus précis sur ce sujet.

Ce projet est disponible sous licence libre sur ces sites :

Un peu gros mais fonctionne

300 téléchargements en 3 jours sur Thingiverse, il pulvérise le score de mon entonnoir à revolver poudre noire ^^ Présence en première page finie, ça va se calmer mais ce sera mon projet le plus téléchargé 🙂

Changement d’adresse du blog

À force qu’on me parle de mon blog « vie de merde », je vais changer de nom pour plus simple et plus propre. Donc bienviendue sur :

https://castorcorp.fr

À bientôt

▷ 3D et poudre noire. L’entonnoir pour revolver.

Avant de mettre les amorces, il faut charger le barillet avec la poudre noire et y mettre les balles. Il nous faut un entonnoir, mais celui-ci bloque en partie sur la carcasse. Solution ? un entonnoir mi-plat !

Le besoin

Dés le départ j’ai imprimé un entonnoir trouvé sur le net qui avait les bonnes dimensions :

Il rentre mais ne tient pas droit, ce n’est pas optimal et la poudre à tendance a rester en bas du bol de l’entonnoir.

La solution

J’ai dessiné un entonnoir avec les bonnes dimensions, particulièrement au niveau du tube verseur. Il doit pouvoir rentrer dans une chambre de calibre 31 tout en tenant bien dans du 44.

WebGL Error

Je tire uniquement en calibre 44 mais je prévois un futur Remington Pocket 1863, un adorable jouet de 500g d’acier qui tire des mignonnes petites balles de 31″ (8mm).

Résultat

Les fichiers sont partagés ensemble en 2 modèles, petit et grand, ici :

Le projet a déjà été téléchargé une dizaine de fois les premières 48h sur Cult3D mais Thingiverses ne fournit pas cette information, dommage.

Le fichier FreeCAD du petit est distribué avec et on peut y voir que c’est fait à l’arrache en dessinant la partie plate en suivant manuellement la courbe de l’entonnoir, n’ayant pas trouvé comment le faire automatiquement. C’est moche mais le résultat est correct ^^

Les fichiers sont toujours en licence GPL, St Ignucius soit loué.

D’autres diffusions de projets sont prévus, ça demande du temps cerveau sans mal de tête pour faire les manuels, textes de présentations EN/FR, photos, fichiers 3D propres, etc… 😀 À bientôt.

▷De la 3D pour la poudre noire. Le capper.

Mon imprimante 3D m’a été bien utile pour bricoler des accessoires de tir à la poudre noire. Il y a déjà pas mal de contenus prêts à imprimer mais pour certains j’ai du les modéliser et je vais vous les présenter au fil des jours.

Le capper ou distributeur d’amorce.

Les amorces sont des bols cylindriques de 4mm de diamètre avec quelques fraction de milligramme d’explosif. Elles servent à mettre à feu la poudre noire lorsqu’on les percute. Elles s’enfilent par l’arrière du barillet et ce n’est déjà pas facile en été mais l’hiver ça devient quasi impossible surtout si on doit les pincer légèrement pour qu’elles tiennent correctement sur la cheminée.

On trouve des distributeurs d’amorces en laiton pour une vingtaine d’euro, avec mauvaise réputation. Sur une marketplace j’ai trouvé un objet imprimé en 3D dont je me suis inspiré pour arriver à ceci :

WebGL Error

J’ai appris plus tard que l’objet vendu était en fait un fichier open source, dont le vendeur ne citait pas le copyright.

Sa boiboite

Modélisation de ma première boite, sur mesure pour contenir trois distributeurs.

Son couvercle s’imprime en mode spirale, c’est à dire qu’après les premières couches du socle, seules les parois externes sont imprimées d’un jet continu de la buse en une seule paroi. J’ai donc modélisé un hexagone de 5mm de hauteur, plein. Et ça donne un couvercle.

Ce genre d’impression est fragile mais rapide. Le résultat peut contenir de l’eau de façon étanche et on appelle d’ailleurs aussi cette fonction le mode vase.

Diffusion sur des sites de partage

J’ai commencé à partager mes créations sur deux sites de partage de fichier 3D à imprimer, un en français et un en anglais. Vous pouvez visualiser les fichiers 3D directement dans le navigateur 🙂 :

Les fichiers sont sous licence GPL, librement modifiables et diffusables sous la même licence. Ce projet a déjà été téléchargé plusieurs fois, ça fait plaisir.

À venir

Je dois encore diffuser quelques projets et c’est pas mal de boulot de le faire proprement. Merci DeepL pour la traduction anglaise, il connaît mieux que moi le jargon armurier anglais.

J’ai aussi réalisé quelques cibles d’entraînement à l’extermination des mythiques. C’est de la 2D mais je devrais les publier. Dérivées de dessins sous copyright je ne peux pas légalement le faire mais ici ou sur un forum ça devrait passer ^^

Joyeuses fêtes

▷Je me suis mis à la poudre noire

Un revolver 6 coups à poudre noire c’est 300€ pour une réplique en 44′, les balles en plomb de 11,4mm de diamètre, la poudre et les amorces. Cahier des charges de l’époque : la balle doit pouvoir tuer un cheval à 50m. Conditions d’aquisition ? avoir 18 ans.

Copie Pietta d’un Remington 1858 New Army inox.

Il faut être majeur et depuis 2018 présenter sa carte d’identité pour que l’armurerier s’assure que vous n’êtes pas inscrit au FINIADA, le fichier des interdits d’armes à feu. Pourquoi je n’y suis pas inscrit ? Fichier trop récent et pas assez fou depuis une décennie (je suis d’ailleurs passé de « fou à 80% et plus » vers « fou à moins de 80% » depuis 3 ans, j’ai même perdu ma carte de fou).

Noob, préparations

Après une bonne céphalée de niveau 9-10 sur 10 pendant 48h alors que j’étais sous morphine avec le même jour la disparition de Black Hat, lol, j’ai fait le débutant et commencé par acheter un pack « prêt à tirer », qui fournit seulement 12 coups possibles et surtout AUCUN accessoire de nettoyage, ni huile.

Pourtant c’est une des particularités qui permet aux armes à poudres noire de ne pas être interdites de possession sans permis : ça demande de nettoyer intégralement ou en grande partie l’arme après chaque séance de tir, sinon la poudre noire brûlée très corrosive fera de la rouille. Donc dans ce pack juste de quoi tirer et jeter l’arme. Pourquoi pas.

J’ai commandé un kit de nettoyage ailleurs. Il me fallait alors un bon produit nettoyant et de quoi le lubrifier, le métal. Aimant le Do It Yourself j’ai voulu le faire moi même 😐

Le lubrifiant – 2 semaines

J’ai donc commencé par une lecture exhaustive des forums et différents blogs sur le sujet. Ça m’a pris 10 jours pour finir par acheter divers produits chimiques, de l’huile de vaseline à être constipé pendant 2 ans ainsi que de l’huile de boite de transmission.

J’ai ensuite testé chaque produit individuellement avant de tenter des mélanges.

Je suis arrivé au final à deux recettes. La première est fidèle à la recette du Ed’s Red :

  • 1/4 d’huile de boîte de vitesse de type Dexron II ou III;
  • 1/4 d’acétone (qui serait inutile en poudre noire mais le serait en PSF (poudre sans fumée, la poudre moderne));
  • 1/4 d’essence désaromatisée;
  • 1/4 white-spirit désaromatisé.

La seconde se compose d’huile de vaseline/paraffine à la place de l’huile de moteur et sans acétone (qui n’est pas miscible avec). Cette version ne laisse qu’un film de lubrifiant non-toxique contrairement à l’huile de transmission avec laquelle il faudra éviter de se frotter les yeux. Mais les huiles Dexron contiennent des agents antirouille parfaits pour une conservation plus longue durée.

La poudre noir

La poudre noire est un mélange de nitrate de potassium (salpêtre), de soufre et de charbon de bois. J’aime le DIY, pourquoi pas le faire soi-même ? Bah parce que c’est illégal Ducon.

Ok j’aurai du vérifier la législation avant de commander 3kg de nitrate de potassium pur, ce qui m’a valu un séquestre de la somme par paypal et l’information des services de l’état par le vendeur pour vérifications.

J’ai demandé à annuler la commande mais le vendeur a persisté et tout de même envoyé le produit. Je l’ai reçu. Je compte m’en servir pour le jardin et peut être faire du papier nitraté, un truc légal de poudreux.

À la recherche de la cuillère doseuse parfaite, modélisation paramétrique perso. Je spécifie la taille de la cuve et le logiciel me génère une cuillère xD

Donc en France interdiction de faire exploser des trucs, franchement pas drôle mais je vais me contenter de mon arme de guerre désuète.

Et maintenant je tire où ??

C’est là que c’est cool. Un possesseur de Glock en catégorie B n’a le droit de tirer qu’en stand de tir. Mais la poudre noire en catégorie D2 c’est dans le respect des autres : on peut tirer chez soi si pas de mise en danger et sans déranger avec le bruit.

Tirer dans les bois N’EST PAS UNE OPTION, c’est un coup à se faire retirer toutes ses armes. Le transport n’est autorisé que déchargé pour aller au stand de tir avec la licence du club. Donc sans licence, la seule raison de transporter une arme à poudre noire serait d’aller chez l’armurier et certainement pas pour aller tirer.

J’ai donc passé 1 semaines à ranger de fond sans comble (ouai il me reste le grenier encore) le garage pour m’aménager un petit stand de tir perso de 5m. C’est 10 mètres normalement mais je ne vais pas faire le difficile.

J’ai protégé le mur avec une planche de 6cm d’épaisseur sur le fond de la zone de tire, entourée sur les parois latérales de planches pour les ricochets puis rajouté une couverture pour éviter les rebonds de mes munitions perso.

Le stand en préparation du premier tir.

Bah ouai je vais pas utiliser les balles en plombs conçue pour tuer un pauvre petit poney du far wast pour tirer dans mon garage alors que je suis débutant, jsuis fou mais à moins de 80%.

Les balles en 3D

À ce stade tout est prêt, j’ai imprimés des cylindres de différents diamètres proches du diamètre des chambres du barillet pour sonder ce dernier et savoir quelle taille et quelle forme de munition imprimer.

J’ai donc imprimé 3 ogives cylindriques de 16mm de long pour mes premiers tirs, en PLA donc un plastique très rigide. Erreur.

Les premiers tirs – pouf

J’étais un peu effrayé par la mécanique du revolver, j’ai décidé de charger une balle à la fois puis de tirer. J’ai essayé de respecter toutes les consignes d’un stand de tir réel, comme le fait d’arriver avec la poudre noir pré-dosée dans des tubes.

Deux charges de poudre de 0.1g et une de 0.2g. Contre normalement 1 ou 2 grammes dans mon modèle avec un chargement tueur d’équidés en plomb.

Je mets la poudre dans le barillet, de la bourre (ici de la semoule), la balle puis l’amorce. Je commence par une dose de 0.1g de poudre –> Semoule grillée et balle coincée entre le barillet et le canon xD

La dose de 0.2 grammes de poudre sera la seule à partir :

PanPan !

Cette dose m’a permis d’effectuer mon unique tir à ce jour. Avec un résultat non concluant mais acceptable :

Cible d’entraînement anti-mythique, on vise la stérilisation de l’individu.

L’erreur était d’utiliser du plastique rigide, qui ne permet pas une mise en pression du canon et n’a fait que pousser légèrement la balle à la mise à feu.

Les prochaines balles 3D seront imprimées en filament flexible et rentrées en force dans le barillet, comme une vrai balle en plomb que l’on sertit avec le refouloir lui donnant une étanchéité et permettant la prise des rayures du canon.

Finalement

Enfin après 1 mois de préparations c’est fait, j’ai panpan dans une cible. C’était raté et j’ai eu 2 incidents de tir, balle non partie. 0.1g de poudre c’était vraiment trop peu. Mais je me suis bien amusé ^^. Seulement 40 minutes de nettoyage, c’était mon 2ème démontage/remontage complet de l’arme.

Il reste à faire de nombreux aménagements au garage pour pouvoir faire moins de bruit, ventiler et mieux éclairer la cible et le poste.

Je vais m’intéresser à la balistique, pour essayer de modéliser des balles précises. Je vais aussi essayer de copier des balles ogivales (forme conique) dont ils fournissent généreusement les mesures et le plan pour vendre les dizaines de moules à plomb différents 😛

Il faudrait que je me trouve un club de tir, celui du stand de Vézé ne recrutant qu’avec 4 parrains vu la saturation des lieux. Si je veux tirer du plomb en sécurité ce serait bien mais il faudra un certificat médical et là ça risque de bloquer un peu xD

Ma hantise est maintenant d’être inscrit au FINIADA et je ne pourrai alors plus acheter de nouveaux modèles ou de la poudre. Un nouveau passage en hôpital psychiatrique m’ajouterait à cette base de donnée automatiquement. On pourrait sur ordre de la justice me retirer mes armes si je fais une chose grave, normal. Sauf que pour être inscrit au fichier des interdits il suffit d’une plainte pour violence ou de faire un dépassement de vitesse autorisée de plus de 20km/h : ça responsabilise peut être un peu et m’évitera si ça se trouve des erreurs futures si je veux continuer à m’amuser.

Je précise que cette arme n’a tiré une balle anti-cheval que sur un banc d’essais à l’usine (merci la vis défoncée au tournevis au passage) et que je ne compte pas la laisser chargée (ce n’est pas interdit contrairement aux armes catégories B/C) pour me « défendre ». Je tirerai du plomb en sécurité quand je serais prêt et sur du inanimé/objet/mythique muhahahahaha.

Je te jure que je suis plus fou
C’était avant quand j’étais fou
[…]
Tu sais bien qu’ils vont m’attacher
Maman je t’en supplie je ne veux plus y retourner

La menuiserie – King Ju

▷Épaisseur minimum des murs/détails dans Cura

Quelle est la paroi la plus fine qu’on puisse imprimer avec une buse de 0.4mm ? Doit-on alors utiliser un multiple du diamètre de la buse pour faire ses murs ?

Étant un noob en impression 3D FDM, par dépôt de filament fondu, je me pose encore des questions sur la précision lors du slicing (découpe en tranche) et de l’impression. Y répondre permet de modéliser en conséquence et de ne plus avoir de surprises comme un détail ou un morceau de modèle 3D non imprimé ou qui aurait disparu.

Comme la prévisualisation de Cura plante chez moi, j’ai réalisé quelques tests d’impression réels avec des modèles de démonstration pour un projet de rayonnage de tiroir à flacons.

Cette article a pris 10 jours de retard pour cause de disparition de Black Hat, la chatte illustrant le haut du blog. Tu nous manques -_-

Quelle est taille minimal d’un détail imprimable ?

Outre les spécifications de l’imprimante, la précision tourne autour de la taille de la buse et des paramètres du slicer, ici Cura 4.7.

Avec une buse de 0.4mm Cura n’imprime pas les parois de moins de 0.5mm, ce qui pourrait sembler logique vu que la buse doit écraser l’extrusion pour coller la nouvelle couche sur la précédente et respecter la hauteur de couche. En tout cas par défaut Cura ne tente pas l’impossible et fait l’impasse sur les détails trop fins dont l’impression n’est pas réalisable en respectant les cotes.

J’aimerai faire plus de test pour vérifier ce qu’il se passe avec une buse de 0.6 dans Cura mais je ne peux pas prévisualiser l’impression sans qu’il se vautre donc ce sera peut être pour plus tard.

Comment imprimer les petits détails malgré tout ?

Par défaut Cura n’imprimera pas un mur plus fin que ce qui est réalisable physiquement par l’imprimante parce que trop petit. Ce qui peut donner des impressions avec des parties de parois manquantes, des détails disparus, des pointes raccourcies.

On peut configurer Cura pour qu’il force l’impression de ces détails manquants avec l’option « Print Thin Walls » dans la section « Quality » qu’il faudra activer d’abord dans les paramètres de Cura :

Paramètre Print Thin Walls de Cura

L’impression se fera alors en présence de la partie manquante, mais avec des cotes erronées. J’ai par exemple obtenu une parois de 0.5mm au lieu des 0.4mm du modèle, en un seul passage de buse :

Gauche : sans l’option print thin wall, le mur de 0.4mm de s’imprime pas.
Droite : une fois activée on obtient une paroi de 0.5mm.

Ce petit test confirme que la limite logiciel est adaptée aux réalités du monde réel, la matrice est bien faite ^^

Une paroi de 0.6mm avec une buse de 0.4, c’est possible ??

La réponse à cette question m’a étonné : OUI.

Lors des tests plus haut, j’ai mesuré une largeur de mur de 0.6mm en observant la buse passer deux fois 😐 Le mur de 0.4mm minimisé à 0.5mm s’est imprimé en un seul passage.

Ça demande à être vérifié, j’ai donc modélisé et imprimé cette pièce pour être fixé :

Un mur de 0.6mm, un de 0.7mm et un de 0.8mm, de gauche à droite

Et surprise, chacun des trois murs a l’épaisseur demandée !

La buse va faite un premier passage de la taille de sa largeur, puis se servira de ce premier dépôt pour obstruer une partie de la buse et ainsi imprimer les 0.2 ou 0.3 restant au second passage. En tout cas avec Cura c’est bien le cas, j’ai failli en tomber de mon fauteuil de nerd.

On m’a confirmé en forum ce chevauchement de la buse sur la couche précédente pour faire des parois de taille non multiple de la buse. Le comportement change beaucoup selon le sliceur utilisé.

Au final

On sait maintenant que le niveau de détail d’impression est limité par la buse. On peut forcer Cura à imprimer les murs trop fins avec l’option adéquate.

Aussi la définition horizontale ne se limite pas à un multiple du diamètre de la buse. Le premier mur mesurera au minimum la taille de la buse, mais les suivants peuvent être plus fins.

Ces informations devrait permettre de mieux prévoir à l’avance les cotes des modèles à créer et ainsi d’optimiser les impressions :°)=

Un clip cache-LED imprimé en 3D pour mon écran

Argh !!

Vivant dans le noir comme tout bon nerd, j’obscurcie normalement les LEDs de mes divers périphériques avec du scotch de travaux. Mais un nouveau écran s’est présenté avec une led ayant une forme pas possible qui aurait demandé de défigurer la façade.

Pourquoi ne pas essayer d’imprimer un cache-LED en 3D ?

Divers itérations

Ce qui est bien avec l’impression 3D, c’est de pouvoir modifier et réimprimer une version meilleure d’un produit sans se ruiner. Il y en a pour une dizaine de centimes pour imprimer cette pièce.

J’ai fait un clip d’une épaisseur de 1.6mm, 4 fois la largeur de la buse, modélisé sous FreeCAD (><)

Une version pour valider l’épaisseur, une deuxième pour mieux cacher la LED sur les cotés et une troisième version pour que la pression du clip arrière épouse la forme ronde du dos de l’écran.

Version finale

La troisième version était la bonne, ce qui a donné une pièce demandant un peu de post-traitement :

J’ai voulu essayer un nouveau filament en prenant du PETG (le plastique des bouteilles d’eau), qui est plus souple et résistant que le PLA. On le trouve en translucide, ce qui est le cas ici avec ce bleu, bleu comme le ciel azuré.

Au rapport

Le but était d’avoir une visibilité sur la LED et par la même savoir si l’écran était alimenté ou pas en électricité (j’utilise un serveur de table qui contrôle son alimentation en 230V). D’où la l’utilisation d’un filament translucide.

La clip tient depuis une semaine. Je l’ai bougé plusieurs fois en déplaçant l’écran et il reprend sa place. Pourtant j’avais remarqué sur la version deux que le clip s’était déformé sous la pression et j’ai encore un doute sur la longévité de la tenue du clip. Au pire je ferais un fix au Patafix®.

Je ne distribue pas le fichier STL, je pense que personne n’en voudra vu que je n’ai même pas nommé la marque de l’écran ^^ (faut que je regarde comment mettre plein de liens sponsorisés avant, pluie de centimes pawa et tesla sans permis \o/) Mais l’idée est là 🙂

Lit nerdique

Le soir avant de dormir, je lis sur mon MicroPC une ou deux heures au lit sur l’écran 6″. Ça fait vite mal aux yeux et ça manque de place/pixels.

J’utilise un dock USB C avec HDMI depuis quelques mois, pour ne pas avoir à brancher le trackball. Alors pourquoi ne pas y rajouter un écran ?

La chambre étant un abris de jardin avec le toit incliné et le lit proche de la zone la plus basse, j’ai acheté un support avec inclinaison verticale de 20°. Installation d’un support en bois pour faire tampon avec les chevilles expansive pour placo et hop :

J’ai largement la place de bouger dans le lit, je peux étendre les bras sans toucher l’écran ^^. J’ai déplacé le support de laptop directement sur le mur au lieu du lit.

Pour naviguer sur Internet il faut de préférence une bonne souris. Mais sur un lit ce n’est pas pratique et je déteste les touchpads. Donc voici mon trackball de poche, relié sans fils par un dongle USB sur le dock. On peut alors surfer en faisant le légume bien allongé les bras le long du corps.

Un écran de moins au garage et un de plus dans la chambre ^^

C’est sympa de pouvoir geeker plus confortablement au lit et d’y apporter sa session Internet complète. J’ai réduis la luminosité au minimum + filtre logiciel et ai réglé les couleurs sur très très chaudes (2600-3000K) : visuellement pas de fatigue et l’envie de dormir arrive très facilement surtout avec certaines pages Internet 😐

Dormir c’est bien®, c’est un peu comme si on était mort une ou deux fois par jour 🙂 Si ça se trouve un jour le placo se déchirera et l’écran me tuera dans mon sommeil, hop plus de céphalés #content

Dock pour MicroPC

Une semaine après la version 2 de mon support pour MicroPC imprimé en 3D, l’envie de faire une version dock se fait sentir pour brancher l’écran et l’alimentation en une seule prise.

Achat d’un hub USB type C compatible Power Delivery pour une vingtaine d’euros et magie il se loge parfaitement sous la ventilation sur le renfort horizontal :

La version 2 ajoutait cette cale pour tenir en bout de table :

Cale complétée d’un patin imprimé sur mesure en TPU, un filament flexible/caoutchouteux :

Le MicroPC branché :

Plasma active l’écran au branchement et magie 2560*1440 pour surfer sur ma session Firefox principale 🙂 Il ne me reste plus qu’a compléter 2-3 scripts pour mieux partager le pauvre écran qui se retrouve avec 3 PCs branchés aux fesses :/

J’ai le même hub USB au lit depuis quelques mois, ce sera pour un prochain article muhahaha

update 1 : perçage du support au fer à souder pour y faire passer l’alimentation et bloquer centré le hub.

Fichier FreeCAD : supportMod.FCStd

Fichier STL : supportMicroPCV2.stl

Exterminateur de mythiques depuis 1970

Exit mobile version